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Les conséquences de l'absence de valeurs

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+3
nnikkolass
Nash
Törless
7 participants

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Il faudrait déjà définir ce qu'est une valeur. Si vous sentez qu'il est mauvais de tuer quelqu'un c'est justement parce que vous pensez que c'est moralement douteux. C'est une norme sociale que de penser ainsi.

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nnikkolass, ce qui me gêne c'est le fait que l'homme me semble être obligé de passer par la croyance pour adhérer à une quelconque morale et à des points de référence. 
Cette idée de "projet commun à notre humanité" est bien belle mais sa justification me semble trop bancale.
Ne peut-on pas accéder à une morale, ou à des points de référence sans passer par la moindre croyance ? Pour l'instant je ne peux accepter pleinement une réponse qui dirait que tout débute par une croyance, certainement par manque d'humilité...

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nnikkolass, ce qui me gêne est le fait que l'homme me semble être obligé de passer par la croyance pour adhérer à une quelconque morale et à des points de référence. Cette idée de "projet commun à notre humanité" est bien belle mais sa justification me semble trop bancale.
Ne peut-on pas accéder à une morale, ou à des points de référence sans passer par la moindre croyance ? Pour l'instant je ne peux accepter pleinement une réponse qui dirait que tout débute par une croyance, certainement par manque d'humilité...

Alors on passe de "valeur" à "croyance" ? C'est là où je voulais justement vous emmener : On ne peut pas faire sans croyances, y compris vous, pourquoi ?
Nos croyances viennent d'une interaction entre raison et sentiment... Une raison pure ne pourrait faire de choix, je crois que Damasio avait un patient atteint d'un problème au cerveau, il était incapable d'éprouver le moindre sentiment, mais avait gardé une intelligence normale (la raison), du coup il était aussi incapable de faire des choix... C'est une preuve concrète que la raison seule est très handicapante car elle nous empêche de faire des choix et donc d'avancer dans la vie... Les croyances, vous l'avez dit, sont des points de repère, et c'est la nature humaine d'en avoir (Stephen Pinker nous explique qu'il préexiste en nous des modules d'émotions contradictoires), donc les émotions plus la raison nous obligent à faire des choix, c'est inéluctable...

Alors quelle attitude adopter, c'est au choix de chacun, personnellement je vous conseille de lire Platon pour appréhender la pensée de Socrate et de la maïeutique, il nous apprend à nous méfier de nos croyances en instaurant un système de pensée : essayer d'évaluer les situations empiriques, comprendre l’émotion qui est liée à cette situation (système de raisonnement, mise à distance des émotions) et ensuite d'évaluer les probabilités accolées à chaque hypothèse de la situation... Cela se nomme la maïeutique ou le questionnement Socratique, on a des croyances qu'on assouplit en évaluant la valeur des autres croyances possibles et en se disant qu'une est plus probable que l'autre et en étant conscient qu'on peut se tromper et donc se planter, c'est qu'on n'aura pas fait le bon choix parmi les possibilités qui s'offraient à nous...

Je ne sais pas si c'est très clair ? C'est aussi une libre interprétation de la pensée Socratique... C'est à vous de choisir ce qui fonde votre façon de pensée, mais si vous lisez aussi Hélène Fischer vous comprendrez que le libre arbitre existe très peu, nous sommes très soumis à l'architecture hormonale de notre cerveau, le peu de liberté qu'il nous reste, me semble-t-il, est dans le contrôle que l'on aura sur nos émotions, qui fondent nos sentiments, qui nous mettent en action... Ce n'est que mon avis et un peu celui d'Aristote et de Pinker, voire de Denett, d'Hélène Fischer ou de Lucie Vincent (mouvement évolutionniste (suite de la pensée de Darwin)).

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Il faut reconnaître que la question : "pourquoi faisons-nous le bien ?" n'admet pas, pour le non croyant, de réponse immédiate. Et si l'on raisonne en généalogiste (je crois que Nietzsche l'exprime plus ou moins comme ça) de quelle "maladie" notre volonté de faire le bien est elle le symptôme ?

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"... Il faut reconnaître que la question "pourquoi faisons nous le bien" n'admet pas, pour le non croyant, de réponse immédiate.
Et si l'on raisonne en généalogiste (je crois que Nietzsche l'exprime plus ou moins comme ça) de quelle "maladie" notre volonté de faire le bien est-elle le symptôme ?..."
Désolé, je ne comprends pas bien la question, peut-être parce qu’il me semble que la maladie provoque des symptômes et non pas l'inverse ? une maladie peut-elle être un symptôme ? ou n'est-ce pas une maladie qui donne des symptômes ? En fait Nash je ne sais pas si ça vient de la fatigue, mais je ne comprends pas bien la question, pourriez-vous reformulez s'il vous plaît ?
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