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Vérité philosophique.

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sophie.h
hokousai
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HenriDes
11 participants

descriptionVérité philosophique. - Page 3 EmptyRe: Vérité philosophique.

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Ou bien on lit un peu plus attentivement le message auquel on veut répondre, pour corriger s'il y a lieu (et il y a lieu), ce qu'on dit.

descriptionVérité philosophique. - Page 3 EmptyRe: Vérité philosophique.

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à P. Jovi,

Il semble que le destin de la philosophie soit indissociable du respect de l'orthographe et plus exactement de l'attention portée à la lecture.

Je ne cherche pas à réfuter, je vous pose une question sur les formes d'expression en philosophie. Une question qui m'intéresse au plus au point puisque, comme vous le savez très bien, je suis lecteur de Spinoza. Il semble à bien des lecteurs de Spinoza que l'exercice de la philosophie n'est pas très différent de celui des mathématiques.
1) il invente le matériau conceptuel ad hoc.
2) il démontre.
Son texte n'est cependant pas un texte de mathématiques. L'exercice qui semble ne pas être très différent produit une différence. Si la différence n'est pas dans l'exercice, où est-elle ?
Il est à noter que les scolies qui ne sont pas exprimés more geometrico produisent un même message quant au fond ; que la correspondance, laquelle relève du dialogue vivant, produit le même message.

La philosophie de Spinoza ne semble pas indissociable de la forme d'expression adoptée.

Une forme d'expression, pour être reconnue comme telle exige le respect de règles précises et rigoureuses. En revanche, ce qui n'exige pas le respect de règles précises et rigoureuses, c'est le choix de la forme d'expression et plus particulièrement en philosophie puisque vous en parliez.
Qui plus est, la sympathie ou l'antipathie que l'on peut éprouver envers certaines formes ne sont pas exigibles.

bien à vous,
hokousai

descriptionVérité philosophique. - Page 3 EmptyRe: Vérité philosophique.

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Philippe Jovi a écrit:
(à ce propos, je trouve absurde le conseil qu'on donne parfois au débutant de commencer la lecture de l'Éthique par les parties III et IV : on ne comprend, déductivement, la partie N que si et seulement si on a assimilé la partie N-1, un point, c'est tout !).

Je suis tout à fait d'accord avec vous sur ce point. La pensée de Spinoza est bien trop cousue et solide pour se permettre de planter son étendard en plein milieu ! De plus, la trame suivie par Spinoza est elle-même une invitation à le lire parfaitement dans l'ordre, et en entier : la première partie détruit généralement le lecteur, car Spinoza nous dépouille alors de tous nos appuis, il nous décourage car il nous prive de toutes les illusions rassurantes que l'on peut avoir. Spinoza ne ment jamais à son lecteur, jamais. Bref, la première partie nous décourage, et après, au fil de l'œuvre, il nous reconstruit et nous accompagne sur le chemin de la liberté vraie, de la béatitude, etc.

Au vu de cela, lire l'Éthique dans le désordre est un contresens. Cependant, l'aspect géométrique de l'Éthique n'est pas simple à dépasser, vous en conviendrez je suppose. Et la première lecture est généralement un supplice (c'est paradoxal quand on sait que Spinoza est le penseur de la joie et est de surcroît un véritable professeur en matière de spiritualité, mais il ne se préoccupait pas d'être accessible ou pas, il se laisse guider par la rationalité, rien d'autre), si bien que pour le néophyte, lire l'Éthique une première fois dans le désordre peut s'avérer utile je pense. Évidemment il ne pourra pas comprendre bien Spinoza, mais il pourra peut-être avoir une idée de certaines choses, des petites bases, qui rendront ainsi plus aisée la seconde lecture, laquelle doit se faire dans l'ordre, et qui permettra alors de faire les liens. C'est dans ce sens-là, et seulement, que le conseil d'une lecture désordonnée peut je pense être légitime. Mais si la lecture désordonnée n'a pas pour but la seconde ordonnée, là c'est absurde, je suis d'accord.

descriptionVérité philosophique. - Page 3 EmptyRe: Vérité philosophique.

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HenriDes a écrit:
"Y a-t-il des vérités philosophiques ?"

La vérité est relative au discours et à la connaissance. Ce que l'on dit est vrai ou faux. La vérité philosophique consiste à clarifier ses pensées par le langage pour appréhender la réalité telle qu'elle est. La réalité, c'est la vérité. Saint Thomas d'Aquin pensait que "la vérité est l'adéquation de la pensée et des choses." Mais peut-on objectivement connaître la réalité ? Notre langage est conditionné par la perception que nous avons de celle-ci et donc par nos sens, notre raisonnement, nos émotions... Notre regard ne peut être que subjectif et intrinsèque à l'être humain et non extérieur à lui.
L'esprit humain a su inventer et créer pour s'adapter à cette réalité. Par l'expérience et la recherche, il a su aussi découvrir une infime partie de cette réalité extérieure à l'homme. Mais nos découvertes ne sont jamais totalement acquises et perpétuellement remises en question par de nouvelles découvertes. Donc la vérité ne peut être que relative car subjective de par notre perception limitée. Il n'y a donc pas une mais des vérités. Et il y a autant de vérités qu'il y a d'hommes.

descriptionVérité philosophique. - Page 3 EmptyRe: Vérité philosophique.

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Je suis totalement d'accord avec vous. La philosophie ne peut être une science. Elle témoigne de notre subjectivité car il y a des questions concrètes et d'autres abstraites. Or, le philosophe traite de questions abstraites et interprète ses pensées. Ses pensées représentent son rapport au monde. Peut-on dire que sa perception est fausse ? Si son discours est sincère, elle est le témoignage de ce qu'il est (son héritage génétique et culturel, son expérience, etc.). Elle fait donc partie de la réalité.
Peut-on comparer les valeurs d'un philosophe à un autre et dire que l'une de ces valeurs est fausse par rapport à l'autre ? Pour cela, il faudrait que ces valeurs soient communément admises comme vraies. Mais ces valeurs demeurent subjectives. Sinon tout le monde se serait déjà accordé sur les pensées du même philosophe.
Effectivement le langage n'est pas l'unique moyen d'appréhender la réalité. On peut aussi considérer la poésie (et l'art en général) comme une tentative de dire la vérité. Lorsqu'un poète soumet sa vision singulière qu'il a du monde, il témoigne une part de vérité.
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